Henri-Joseph Dulaurens (1719-1793) prend la fuite avec une religieuse

 

 

 

Quelques

Éléments biographiques

concernant Dulaurens

   

La fuite avec une religieuse

 

En 1752, Dulaurens se serait enfui avec une religieuse

À l’âge de trente-trois ans, Dulaurens aurait opté pour l’aventure. Ce fait divers n’est cependant pas démontré. Dulaurens, déjà dérangeant, aurait pu avoir été désigné comme l’auteur d’un enlèvement auquel il n’a pas participé, ou bien il a réellement accompagné cette religieuse dans sa fuite mais sans être l’instigateur du méfait.

Reproduction d’après Eugène Talliar.

 

 

ÉPISODE DE LA FUITE

EN COMPAGNIE D’UNE RELIGIEUSE

1752, avril. Fuite du trinitaire Laurens avec une religieuse du couvent de Saint-Julien de Douay. —  En 1752, au mois d’avril, Laurens, trinitaire de Douay, connu par ses écarts de conduite et ses publications licencieuses, débaucha une religieuse du couvent de Saint-Julien. Celle-ci, pour en franchir la grille et les murs sans rien briser, se procura en ville une belle robe, sous prétexte de rendre service à une pensionnaire du dedans. Pendant que la communauté étoit au réfectoire, elle descendit par l’orgue jusqu’à la porte de la chapelle, qui, du côté de la rue, n’étoit fermée à l’intérieur qu’au verrou. Elle l’ouvrit facilement et trouva dans la rue une chaise de poste où son ravisseur l’attendoit. On partit sur le champ. La religieuse, pour avoir de quoi faire les frais du voyage, s’étoit saisie d’une cassette contenant vingt mille livres ou environ. C’étoit un dépôt appartenant à des gens de la campagne qui l’avoient apporté dans ce couvent comme dans un lieu de sûreté, pendant la guerre terminée en 1748. Dès qu’on fut informé de ce départ scandaleux, la maréchaussée détacha quelques cavaliers pour courir à la poursuite des fugitifs ; mais on ne put les découvrir.

 

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[D’après la publication originale]

Notre texte :      reproduction de l’article d’Eugène TALLIAR, Chroniques de Douai depuis la fin du XIIe siècle jusqu’à la Révolution de 1789, tome III. Douai, Imprimerie L. Dechristé, 1877. p. 259.

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