Henri-Joseph Dulaurens (1719-1793) prend la fuite avec une religieuse

 

 

 

Quelques

Éléments biographiques

concernant Dulaurens

   

Premier  ouvrage saisi

La vraie Origine du Géan de Douay

 

Dulaurens n'était pas à l'origine de la publication de son texte mais il fut condamné pour l'avoir écrit

 

   

 

Lettre des échevins de Douai (juin 1743), chargés d’enquêter sur un libelle diffamatoire intitulé La vraie Origine du Géan de Douay. L’intervention se fit au détriment du libraire Aldenove, accusé de diffusion frauduleuse du libelle. Suivirent une amende de 25 Livres pour l’imprimeur Leclerc et une amende de 15 Livres pour l’auteur (Dulaurens).

 

 

Reproduction d’après Eugène Talliar.

 

Lettre de saisie

« M. le procureur-général du Roy nous ayant envoyé M. Lecomte de la Chaussée, son substitut en la cour, dans notre assemblée de ce jour, il nous dit que M. le procureur-général l'avoit chargé de venir vers nous pour que nous eussions à lui envoyer des députés en corps pour leur communiquer une affaire ; sur quoi nous avons député Messieurs Nicolas de Surpalis et Waymel du Parc, nos pairs et compagnons, et M. Becquet de Mégille, conseiller pensionnaire, qui se sont transportés sur le champ à l'hôtel de mon dit sieur procureur-général, et nous ont rapporté qu'il leur avoit dit qu'il lui étoit revenu qu'il se répandoit dans le public un libelle diffamatoire contre la réputation de plusieurs personnes de cette ville, intitulé La Vraie Origine du Géant de Douai, et que ce libelle étant imprimé sans nom d'auteur ni d'imprimeur, se trouvoit dans le cas de la prohibition prononcée par l'ordonnance du Roy dont l'exécution nous étoit confiée comme juges ordinaires de la police ; que, par conséquent, nous ne devions pas perdre un moment pour envoyer le lieutenant bailli avec ses sergents à la maison du nommé Aldenove, libraire, chez lequel le dit libelle se distribuoit, pour s'emparer et se saisir tant de sa personne que de tous les exemplaires qu'il pourroit avoir du même libelle, tant sur lui que dans sa maison, et de faire emprisonner le dit Aldenove ; ensuite de faire informer de l'auteur dudit libelle. Les dits députés nous ont encore rapporté que M. le procureur-général avoit ajouté que nous ne devions avoir rien à craindre de l'Université, que le fait étoit de notre compétence comme juges ordinaires de police, et qu'au surplus il nous soutiendroit de toute l'autorité de son ministre. En conséquence. nous avons chargé le lieutenant-bailli de se transporter chez le dit Aldenove, avec ses sergents, de s'emparer de sa personne, de la faire conduire en prison, et enlever tous les exemplaires du libelle en question qu'il pourroit avoir sur lui ou dans sa maison, et de faire ensuite les fonctions de son office. »  

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[D’après la publication originale]

Notre texte :      selon la reproduction publiée par Eugène TALLIAR, Chroniques de Douai depuis la fin du XIIe siècle jusqu’à la Révolution de 1789, tome III. Douai, Imprimerie L. Dechristé, 1877. p. 190-192.

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