Deux ouvrages consacrés à Henri-Joseph Dulaurens

  

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Deux ouvrages consacrés à Dulaurens

+ Trois rééditions commentées et annotées

 

 

 

Si dans le monde ainsi l’on se dévore,

Dans le couvent c’est cent fois pis encore.

Henri-Joseph Dulaurens,

Le Balai, Chant XVIII, 1761.

 

 

 

540 pages, format 16 x 24 cm, 99 €

-paru en décembre 2006-

Collection DHS 0109

Librairie Honoré Champion

3 rue Corneille, F-75006  Paris

Tél. : 01 46 34 07 29    Fax : 01 46 34 64 06

http://www.honorechampion.com

 

 

Stéphan Pascau

Henri-Joseph Dulaurens (1719-1793)

Réhabilitation d’une œuvre

 

Dulaurens surprend, intrigue, fascine, dérange… Considéré comme un auteur mineur, il a pourtant séduit Diderot, Anatole France, les frères Goncourt et même Voltaire, malgré les défenses virulentes du maître. En leur temps, ses poèmes héroï-comiques ont horrifié l’autorité religieuse ; ses pamphlets, parfois cruels, lui ont valu la réputation d’écrivain scandaleux ou obscène ; ses recueils romanesques ont laissé perplexe le monde des lettrés, tout en se révélant d’une remarquable originalité au point d’être considérés, au fil du temps, comme des textes précurseurs (Imirce). Son Compère Mathieu, notamment, a traversé les siècles et les frontières, maintes fois traduit et réédité, lu de la Russie au Portugal.

Une telle production, toujours anonyme, farfelue au premier abord, a été jugée suffisamment subversive pour valoir à son auteur condamnations, exil et enfermement à vie. Dans le même temps, la liberté de l’œuvre a suscité un remarquable élan de sympathie, toujours en vigueur, de la part d’un public féru de publications clandestines. Il est indéniable que les écrits de Dulaurens ne sont pas anodins. L’auteur a inspiré les esprits libertaires de la Révolution, comme il a élargi la conception du roman, ou posé ses propres jalons dans l’histoire des idées. Pour autant, Dulaurens demeure un grand inconnu, éternel incompris, trublion délirant ou provocateur énigmatique…

Il manquait une étude bibliographique approfondie de son œuvre pour tenter de mieux cerner ce marginal des Lumières.

 

 

 

 

326 pages, format 15 x 23 cm, 25 €

-paru en septembre 2009-

Éditions Les points sur les i

16 Bd Saint-germain, 75005, Paris

Tél./Fax : 01 60 34 42 70    Mobile : 06 80 17 71 08

 http://www.i-editions.com

 

Stéphan Pascau

Écrire et s’enfuir, dans l’ombre des Lumières

  Henri-Joseph Dulaurens (1719-1793)

  

Il ne garda pas longtemps l’habit qui musela sa vie. De son entrée en religion, il retiendra que « l’homme en société est tyran ou esclave, et toujours méchant ». Dulaurens a très tôt ressenti le besoin effréné d’écrire sa révolte, peu importe avec quelle déraison.

 Novice impertinent qu’aucune punition n’affecte, il est enfermé plusieurs mois dans une cage suspendue, aux bar­reaux de laquelle il grave les mots de sa rage. Jeune trinitaire, il compose la charte d’une société secrète vouée au culte de la beauté féminine. Frère prieur, il crée le scandale en publiant des satires bouffonnes sur sa hiérarchie et ses pairs. On lui attribue de s’être enfui d’un monastère en enlevant une religieuse du couvent voisin, laquelle, au passage, prit soin d’emporter la caisse du cloître…

Ce mutin des Lumières fut surtout un littérateur attachant, philosophe du délit d’évasion, romancier innovant et inclas­sable, fragile provocateur mais redoutable pamphlétaire. Trop pressé, trop bouillonnant d’idées, toujours insatisfait, débordant d’érudition et de fantaisie, il a pu être le Diderot des « pauvres diables », le Mozart de la Gueuserie des Let­tres, l’un des génies les plus farfelus de la Cour des mirages littéraires, si loin et si proche de Voltaire ou de Rousseau…

La part de liberté que lui a laissée sa condition, il n’en fit usage que pour clamer son innocence de vivre.

Dulaurens publie et s’enfuit, avant de sombrer dans les griffes d’une justice ecclésiastique sans pitié.

 Un écrivain fugitif, une écriture de la fuite, une évasion vers l’enfermement, puis la folie… 

 

 

 

226 pages, format 15 x 23 cm, 22 €

-paru en décembre 2010-

Éditions Les points sur les i

16 Bd Saint-germain, 75005, Paris

Tél. : 01 60 34 42 70    Mobile : 06 80 17 71 08

Télécopie : 09 58 00 28 67

 http://www.i-editions.com

 

Henri-Joseph Dulaurens 

L’Antipapisme révélé

ou

les Rêves de l’Antipapiste

(édition établie, préfacée et annotée par Stéphan Pascau)

Conte satirique (1767)

 

 « Il est des gens qui préfèrent les coups de fouets à la délicatesse des plus doux attouchements : tout est art ou science parmi les hommes. »

 « Je vous ai déjà dit, lui répondit le philosophe marquis, que le Saint-Père est inaccessible à tous ceux qui vous ressemblent ; vous êtes vêtu comme un pauvre pêcheur qui vit de son travail. »

« Les Ministres du Ciel pensent à peu près comme les autres. Ils ont la rage de contredire en secret les volontés de leur Maître, tandis qu’ils feignent en apparence de les approuver. »

 « Quand nous sommes lassés de parler de modes et d’atours avec le Cardinal, nous égayons nos entretiens par des matières théologiques. Je lui fais mille questions, il répond à toutes et n’en résout aucune. Je lui demandais l’autre jour ce qu’il pensait de la foi catholique. Il me répondit que la religion ressemblait beaucoup au cocuage. »

  Henri-Joseph Dulaurens (1719-1793) entra en religion par contrainte familiale. Il n’eut de cesse de s’en extraire, jouant les 400 coups, publiant satires et pamphlets, mortifiant sa hiérarchie, s’enfuyant sur les routes d’Europe. Sa plume, incandescente mais appréciée des lettrés, lui valut poursuites et sanctions jusqu’à l’enfermement à vie prononcé par un tribunal ecclésiastique.

 L’Antipapisme a paru clandestinement en 1767, après l’incarcération définitive de l’auteur. Ce récit onirique est son ultime pied de nez. L’ouvrage, anticlérical mais non athée, licencieux sans vulgarité, d’un comique mêlé de délire et d’érudition, fut condamné, brûlé et jamais réédité. Préfigurant l’esprit de Sade, l’auteur y présente l’une des très rares caricatures littéraires d’un pape en exercice, à une époque où l’église romaine réprouvait encore durement toute critique.  

 

960 pages, format 15 x 22 cm, 205 €

-paru en septembre 2012-

Collection ADL 0067

Librairie Honoré Champion

3 rue Corneille, F-75006  Paris

Tél. : 01 46 34 07 29    Fax : 01 46 34 64 06

http://www.honorechampion.com

 

 

 

 

Henri-Joseph Dulaurens

Le Compère Mathieu

ou les Bigarrures de l'esprit humain

  (édition critique établie par Didier Gambert)

 

 Paru in extremis en décembre 1765, peu avant l'arrestation de son auteur, Le Compère Mathieu ou les Bigarrures de l'esprit humain est l'ouvrage le plus célèbre de Henri-Joseph Dulaurens (1719-1793).

Preuve de son succès lors de sa parution et dans les décennies qui ont suivi, notamment pendant la période révolutionnaire, il a été réédité plus de soixante-dix fois jusqu'en 1851, date à laquelle une condamnation de justice le voue à l'opprobre puis à l'oubli. Il a également été traduit dans plusieurs langues européennes. Avec ce roman, Dulaurens couronne une carrière littéraire brève et fulgurante (1761- 1765), au cours de laquelle il a dû fuir en permanence la conjuration des différents pouvoirs déchaînés contre lui : Amsterdam, Liège, Francfort constituent autant d'étapes dans sa volonté de dénoncer les abus et les injustices. Émule de Voltaire dont il admirait Candide, Dulaurens a publié avec Le Compère Mathieu un ouvrage dont on découvre la foisonnante richesse : nourri de la philosophie de tout un siècle, ce roman composite et bigarré ne recule ni devant l'outrance ni devant la bouffonnerie pour affirmer la liberté de penser à laquelle son auteur est attaché, à la suite de Collins, Bayle, Voltaire, Boyer d'Argens, qui constituent pour lui des références majeures. C'est tout naturellement que Le Compère Mathieu s'impose comme un des grands textes de l'époque des Lumières.

 

 

490 pages, format 15 x 23 cm, 43 €

-paru en septembre 2016-

Collections de la République des Lettres

Éditions Hermann

6 rue Labrouste, 75015, Paris

Tél. : 01 45 57 45 40

 http://www.editions-hermann.fr/

 

Henri-Joseph Dulaurens 

L’Arretin

(édition établie, présentée et annotée par Didier Gambert et Stéphan Pascau, préfacée par Annie Rivara)

 

Henri-Joseph Laurent (1719-1793), l’auteur de L’Arretin, n’a jamais ouvertement signé ses publications. Le pseudonyme de Dulaurens lui a été attribué tardivement lors de multiples rééditions de ses ouvrages, toujours jugés scandaleux, toujours clandestins et toujours prisés d’un public en mal d’audace et de nouveauté quelque vingt-cinq ans avant la Révolution française. Dulaurens plaisait aux grands ou les dérangeait, autant qu’il enthousiasmait le petit peuple qu’il décrit complaisamment. Ses ouvrages, souvent attribués à Voltaire ou autres figures illustres, ont pratiquement tous été condamnés. Ses personnages furent repris par de nombreux pamphlétaires, et son Compère Mathieu, notamment, a connu un succès européen jusqu’au début du XXe siècle.

Dulaurens a été arrêté le 31 décembre 1765 à Francfort, puis condamné à la prison perpétuelle pour ses écrits.

L’Arretin est un recueil d’articles bigarré qui connut un vif succès dans la seconde moitié du siècle des Lumières. Condamné à plusieurs reprises, maintes fois réédité, souvent copié, l’ouvrage n’a plus été imprimé depuis 1920 et n’a fait l’objet, jusqu’à ce jour, d’aucune édition critique. On y trouve des considérations sur l’époque, des anecdotes insolites, des notes appréciatives, de nombreuses parodies d’épisodes bibliques ainsi que la fameuse « Histoire merveilleuse et édifiante de Godemiché ».

 

 

 

 

 

 

 

 

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